Blog de Marc Le Fur
Lundi 25 août 2008
Madame la Ministre,
Je suis saisi de la question de l’Hôpital de Lamballe et de l’avenir de son Unité de soins de longue durée (USLD).
Le Directeur de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation en Bretagne a signé le 9 juillet dernier un arrêté selon lequel l’USLD de l’Hôpital de Lamballe est transformée en Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes «(EHPAD) dès 2009.
Cette décision me semble être en décalage avec les réalités territoriales. Dans le département, il existe un USLD à PAIMPOL pour la côte Ouest et un USLD à Dinan pour l’Est du Département. Dans le centre du Département, seul l‘USLD de LAMBALLE existait. SAINT-BRIEUC n’est même équipé de ce type d’Unité de soins de longue durée.
L’annonce de cette décision crée un véritable émoi dans la population du pays de Lamballe et je partage l’inquiétude des familles qui ne savent pas où seront alors accueillis leurs malades.
Il me semble urgent de geler cette décision et d’engager un dialogue ou niveau local pour maintenir à Lamballe une Unité de soins de longue durée.
Je vous remercie de bien vouloir porter la plus vive et bienveillante attention à cet important dossier pour que le centre des Côtes d’Armor dispose d’un USLD adapté aux besoins des familles et que ce service soit maintenu à LAMBALLE.
En vous renouvelant mes remerciements, je vous prie de croire, Madame la Ministre, à mes sentiments sincères
MARC LE FUR
Restructurations à l’hôpital de Lamballe
Je pense qu'un certain nombre d'éléments d'explications
des restructurations qui s'opèrent à l'hôpital de Lamballe
ont été oubliés par ceux qui aujourd’hui critiquent à juste titre cette décision.
En effet, d’une manière générale, les dispositions du traité de Maastricht, reprise par celui de Lisbonne, dicte la politique de l'union européenne,
et impose aux Etats la réduction drastique des déficits publics, depuis plusieurs années, pour respecter le pacte de stabilité.
La sécurité sociale, l'hôpital public sont naturellement visés par cette politique de destruction, pour imposer la concurrence libre et non faussée.
Elle se traduit sur le terrain par la fermeture de site, la privatisation d'autres etc.
L’hôpital de Lamballe subit directement cette politique libérale européenne.
Tous ceux qui on voté pour la constitution européenne, et qui ont votés pour le mini traité, ou se sont abstenue, ont favorisé les décisions qui sont prise maintenant « d’imposer maintenant aux Etats membres de cette union européenne la réduction drastiques des déficits publics afin de respecter le pacte de stabilité ».
Cela se traduit sur le terrain par des mesures comme celles qui viennent d’être prises et qui pénalisent aujourd’hui l’hôpital de Lamballe.
IL faut être honnête et avouer que qu’elle que soit le gouvernement en place, l’étau européen nous emprisonne dans nos décisions budgétaires, nous ne sommes plus maître de notre avenir.
Les gouvernements sont sous tutelle. L’avenir économique et social de notre pays (comme tous les pays de l’union) dépend du bon vouloir des décisions de la banque centrale européenne.
Les élues de Lamballe ont raison de vouloir se battre et je serai s’ils le souhaitent à leurs coté.
Mais il faut savoir, que l’on ne peut à la fois soutenir cette Europe libérale qui pénalise les citoyens en matière économique et sociale et critiquer ces décisions imposées aux états membres, quelque soient leurs étiquettes politiques.
Les élu (es), les citoyens qui ont voté Non à la constitution européenne et qui ont voté Non au mini traité, on encore une fois la preuve qu’ils ont eu raisons.
« L’état continue à se désengager » comme le dit l’association progressons ensemble, c’est vrai, mais il faut dire que depuis bien des gouvernements successif l’état a eu la même politique. Y compris pendant les gouvernements de gauche.
La vraie question est pourquoi il se désengage ?
La réponse est dans les décisions économiques européenne, que certain soutiennent en ayant voté pour les dispositions du traité de Maastricht, reprise par celui de Lisbonne. Sans oublier ceux qui se sont abstenus ou ont votés pour le nouveau mini traité. « Oui nous sommes tous concernés » comme le dit un tract syndical de l’hôpital de Lamballe.
Mais il nous faut dire la vérité sur ce qui se passe au niveau national et européen pour mieux comprendre la destruction des services publics.
Je serai donc présent pour montrer ma solidarité avec les personnels de l’hôpital, les élu (es) de Lamballe afin de montrer mon opposition à la suppression de l’unité de Soin longue durée de l’hôpital de Lamballe.
Gilles Boulin
Président du Comité Gavroche