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M. le président. La parole est à M. Marc Le Fur, pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.
M. Marc Le Fur. Madame la ministre du budget, les Français sont inquiets, et les familles françaises en particulier. Un certain nombre de projets fiscaux leur apparaissent
funestes. (« Ah ! » sur les bancs du groupe SRC.) Ces projets émanent de candidats à la présidence de la République, et non des moindres puisqu’il s’agit en particulier de François Hollande.
(Clameurs sur les bancs du groupe UMP.) Ces projets envisagent la disparition du quotient familial. (Même mouvement.)
Qu’est-ce que le quotient familial ? C’est un avantage accordé aux familles pour leur permettre d’élever dignement, correctement leurs enfants.
Aujourd’hui, certains envisagent la suppression du quotient familial. (Protestations sur les bancs du groupe SRC.) Quelles seraient les conséquences de cette mesure ? De l’ordre de 500 000
familles qui ne paient pas l’impôt sur le revenu du fait du quotient familial le paieraient ! 36 % des familles de trois enfants et plus perdraient plus de 2 500 euros. La moitié des familles
françaises perdraient plus de 900 euros. (Mêmes mouvements.) Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais le rapport du Haut conseil de la famille dont les données sont parfaitement accessibles – je vous
renvoie en particulier à la page 45, des plus explicites.
Tout cela est inquiétant alors même que, jusqu’à présent, la politique familiale faisait dans notre pays l’objet d’un consensus. Cette politique n’est pas récente puisque c’est un des acquis du
Conseil national de la Résistance, et elle a porté ses fruits puisque la France est l’un des rares pays d’Europe où la démographie se tient, où les familles sont soutenues. Ce n’est pas pour rien
que des parlementaires allemands viennent ici pour connaître notre système d’aides à la famille ! (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)
Il n’y a pas si longtemps, la gauche avait déjà voulu s’en prendre aux familles. Rappelez-vous : en 1998, M. Jospin voulait supprimer ou tout au moins fiscaliser les allocations familiales.
Madame le ministre, nous attendons du Gouvernement qu’il dise explicitement son soutien au quotient familial et à la famille. (Vifs applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.)
M. le président. La parole est à Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’État, porte-parole du Gouvernement.
Mme Valérie Pécresse, ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’État, porte-parole du Gouvernement. Monsieur le député, sur la question du quotient familial,
les socialistes sont en pleine valse-hésitation. (Rires et applaudissements sur les bancs du groupe UMP. – Protestations sur les bancs du groupe SRC.)
« Valse-hésitation » sans jeu de mots… M. Manuel Valls, hier, affirmait que le parti socialiste et François Hollande entendaient supprimer le quotient familial. M. Hollande s’est exprimé hier
pour dire : « Non, non, nous ne le supprimerons pas, nous allons le moduler. » Et le président Cahuzac, avec son sens de la synthèse, a conclu : « Nous le supprimerons en le modulant. » (Rires
puis huées sur les bancs du groupe UMP.)
Face à ce flou et à cette cacophonie de l’opposition, la seule question que se posent les familles de France, qui sont évidemment inquiètes,…est de savoir qui va payer et combien.
Je me suis livrée à un petit calcul. J’ai pris l’exemple d’un couple qui gagne 3 500 euros par mois. Il paie actuellement 1 275 euros d’impôt.Il a deux enfants. Si l’on suit la proposition du
parti socialiste telle qu’elle nous a été présentée, ce couple paiera désormais 2 614 euros d’impôt, soit 1 400 euros de plus – 100 % d’impôt de plus ! (Huées sur les bancs du groupe UMP.) Et je
ne vous dis pas ce que serait le supplément s’il faisait trois, quatre ou cinq enfants... (Vives protestations sur les bancs du groupe SRC.) Alors non au matraquage des classes moyennes ! (Vifs
applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.)
Dans un courrier remis mardi 29 novembre à Xavier BERTRAND, Ministre du travail, de l’emploi et de la Santé, le Député Marc LE FUR s’est exprimé sur la question de la réforme de la formation des orthophonistes. « Jusqu’ici, cette formation se déroulait en milieu universitaire sur une période de 4 ans ½ soit 270 ECTS (European Credit Transfer System). Le référentiel que les représentants de cette profession m’ont montré le prouve. Dans le cadre de la réforme Licence-Master-Doctorat, il est prévu que cette formation se fasse, selon les orthophonistes, en 4 ans ou 5 ans. Il y aurait ainsi des « super orthophonistes » chargés de faire les bilans et de prescrire des « soins », et des orthophonistes praticiens chargés de mettre en œuvre ces soins. » déclare Marc LE FUR. « Les orthophonistes de mon département contestent cette évolution car ils tiennent à ce que la pratique de l’orthophoniste continue à prendre en compte l’ensemble du patient, du bilan à la pratique. Ils ne souhaitent pas que ce travail soit divisé au risque de perdre de l’efficacité. Ils craignent également que les « super orthophonistes » se concentrent dans les villes et les autres dans les campagnes, ce qui n’aurait aucun sens. Je veux vous dire toute l’attention que je porte à cette profession dont l’expertise est précieuse tant pour accompagner les malades d’Alzheimer et les victimes d’AVC que pour permettre aux enfants, parfois rejetés par le système scolaire, de progresser. » poursuit le Vice-président de l’Assemblée nationale qui demande au Ministre de proposer un seul cursus en cinq ans aux candidats au métier d’orthophoniste.
Le programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) est actuellement remis en cause par plusieurs pays de l'Union européenne. Ce Plan représente une aide de 500 millions d’euros distribués sous forme de denrées alimentaires aux européens les plus démunis par les associations caritatives. Cette annonce a vivement fait réagir Marc Le Fur, Député des Côtes d’Armor, qui a proposé à toutes les communes de sa circonscription de voter un vœu demandant au Ministre de l’Agriculture « de tout mettre en œuvre pour qu’une solution durable soit trouvée ».
Mercredi, Marc LE FUR a remis à Bruno Le Maire les vœux de trente-six communes de sa circonscription appelant à ce que « L’Europe puisse continuer à soutenir l’action des associations caritatives dans les conditions qui permettent de garantir la sécurité alimentaire des cinq cents millions d’Européens et plus particulièrement les plus démunis d’entre eux ». Marc LE FUR se réjouie « de la mobilisation des élus locaux et salue l’énergie de Bruno Le Maire qui a pris son bâton de pèlerin pour faire le tour des capitales européennes afin de trouver un compromis.
Enfin, pour Marc LE FUR, « L’Europe doit savoir être généreuse. Il est impensable que des centaines de milliers de familles se retrouvent sans aide alimentaire dans un continent qui peut se vanter d’avoir l’agriculture la plus performante au monde. Trente-six communes sont déjà signataires, les autres peuvent encore me faire parvenir leur délibération».
Les communes signataires : Andel, Collinée, Dolo, Gausson, Jugon les Lacs, La Malhoure, La Prenessaye, Lamballe, Landehen, Lanfains, Le Gouray, Le Haut Corlay, Loudéac, Meslin, Moncontour, Merdrignac, Plaine-Haute, Plémet, Plémy, Plouguenast, Quessoy, Quintin, Quintin, Saint-Barnabé, Saint-Caradec, Saint-Connec, Saint-Etienne du Gué de l’Isle, Saint-Gilles-Vieux-Marché, Saint-Gouéno, Saint-Guen, Saint-Thélo, Tredaniel, Tremorel, Trévé, Langourla ainsi que la Lamballe Communauté, Le Conseil Général et la CIDERAL.
Lors de la réunion à laquelle il a participé avec les députés UMP le mardi 23 mars, le Premier Ministre a évoqué le retrait définitif du projet de taxe carbone. « Je me réjouis de cette décision » déclare Marc Le Fur. J’avais voté contre cette taxe dès le mois d’octobre 2009 car je la trouvais absurde, notamment pour les territoires ruraux » poursuit le Député des Côtes d’Armor. « Le Conseil constitutionnel avait repris mes arguments en janvier lorsqu’il avait censuré le texte. Je me réjouis que le Gouvernement et le Parlement aient aujourd’hui entendu les arguments des électeurs sur ce sujet. » se félicite le Vice-président de l’Assemblée nationale. « Je préfère nettement que le Gouvernement se concentre sur des mesures positives qui permettront à nos concitoyens de faire des économies concrètes comme les aides aux économies d’énergie » conclut Marc Le Fur.
mardi 23 mars 2010
M. Marc Le Fur. La Bretagne, et particulièrement la Bretagne intérieure, a connu ces dernières semaines un épisode climatique auquel elle
n’est ni habituée, ni préparée. Chutes de neige et pluies verglaçantes se sont succédé, créant des accumulations de 70 centimètres de neige par endroits. Une cinquantaine de bourgs ont été isolés
plusieurs jours. Le réseau secondaire, qui relève du conseil général, était de fait impraticable. Heureusement, la solidarité a joué à plein. Il n’en demeure pas moins que des problèmes très
concrets se sont posés : pour les agriculteurs qui n’ont pas pu livrer leur lait, dont plus de 3 millions de litres ont été perdus, mais aussi pour l’ensemble des populations rurales, car des
bâtiments se sont effondrés. Certes, des dossiers d’assurance ont été ouverts, et chacun fait son travail, mais la solidarité nationale est légitimement sollicitée. Monsieur le ministre,
pouvez-vous nous préciser de façon concrète, et au nom de l’ensemble du Gouvernement, ce qui peut être fait de manière rapide et tangible dans l’intérêt de ces populations qui n’avaient pas connu
de situation climatique analogue depuis 1962 ?
M. le président. La parole est à M. Bruno Le Maire, ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche.
M. Bruno Le Maire, ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche. Vous me permettrez tout d’abord de profiter de votre question pour rendre hommage au
travail que tous les agriculteurs ont fait dans votre département, comme dans d’autres en France, pour aider au déblaiement des voies secondaires ou des routes enneigées. Ils ont fait un travail
remarquable que je tiens à saluer au nom de tout le Gouvernement. Par ailleurs, la neige a eu dans votre département, comme dans d’autres – la Seine-Maritime, l’Eure, la Manche – des effets
dramatiques pour beaucoup d’installations. En conséquence, du lait n’a pu être collecté car les laiteries n’étaient pas accessibles, des hangars ou d’autres bâtiments se sont effondrés, des
cultures ont gelé – le maraîchage a particulièrement souffert. J’ai demandé à tous les préfets de faire un relevé précis des dégâts, dans l’ensemble des départements français. Sur la base de
cette évaluation, nous verrons ce qui relève des assurances privées – en particulier les dommages subis par les installations –, ce qui ressortit au Fonds national de garantie contre les
calamités agricoles – je pense en particulier aux récoltes de fruits et de légumes –, ainsi que d’autres dispositifs de solidarité qu’il pourrait être nécessaire de mettre en place. À cette fin,
j’ai demandé au préfet de votre département de réunir lundi prochain, en votre présence, l’ensemble des parties concernées, agriculteurs, assureurs, banques, afin de faire un état des lieux
précis et d’apporter les réponses nécessaires. La solidarité jouera dans votre département comme ailleurs, sur la base de l’étude au cas par cas qui sera réalisée par les préfets.
« Les Troubles musculo-squelettiques (TMS) sont actuellement la première cause de maladie professionnelle, notamment
dans l’industrie agro-alimentaire et on ne prend pas assez la mesure de ce fléau qui frappe trop de salariés » déclare Marc Le Fur, Vice-président de l’Assemblée nationale et Député
des Côtes d’Armor. « Dans une étude récente, La Fédération Nationale des Accidentés du Travail et des Handicapés (FNATH) vient de souligner que les personnes atteintes par ces
Troubles musculo-squelettiques bénéficient dans la plupart des cas, d'un taux d'incapacité inférieur à 10 % alors qu'elles ne peuvent continuer à exercer leur activité professionnelle et qu'un
reclassement les concernant reste très difficile, » poursuit le Député. « Je suis partisan d’une réforme d’envergure de la réparation des accidents du travail et
maladies professionnelles prenant en compte ces TMS et de la mise en place, au même titre que pour l'ensemble des autres victimes, d'une réparation intégrale, » ajoute Marc Le Fur
en demandant, dans une question écrite au Ministre de la santé, de « préciser les mesures concrètes qu’entend prendre le gouvernement pour améliorer la situation des personnes
atteintes de troubles musculo-squelettiques »
mercredi 2 juillet 2008
M. le président. La parole est à M. Marc Le Fur, pour le groupe UMP.
M. Marc Le Fur. Monsieur le président, ma question s’adresse à M. le secrétaire d’État aux transports. J’espère qu’elle bénéficiera du même succès d’estime que celle de Mme Brunel !
Elle porte sur l’une des conséquences du Grenelle de l’environnement : la création d’un système de bonus-malus sur la vente des véhicules automobiles, qui a un impact direct sur les familles. Si vous avez trois enfants ou plus, vous devez en effet acheter un véhicule plus grand, de type monospace, qui émet davantage de CO2 – ce qui déclenche le malus. Concrètement, celui-ci s’élève à 750 euros pour une Kangoo – véhicule sobre s’il en est – et à 1 600 euros pour une Espace de gamme moyenne. Or ce dispositif est perçu par les familles comme un impôt sur les enfants ! Il est temps de regarder cela de près, monsieur le secrétaire d’État ! Il est vrai qu’à l’inverse, on bénéficie d’un bonus si l’on achète une Smart – mais qui peut faire entrer sa famille dans une si petite voiture ? Avec mes collègues MM. Mariton, Bouvard, Chartier et Courson, je vous avais déjà alerté sur cette question, monsieur le secrétaire d’État. Comment allez-vous atténuer l’impact négatif de cette mesure sur les familles ? Si je pose cette question aujourd’hui, c’est que les familles françaises s’interrogent. Il y a d’abord eu le rapport Attali – heureusement que Jean-François Copé a tenu des propos définitif sur cette question - puis le débat sur la carte « Familles nombreuses »; bientôt va être mise en œuvre la majoration unique des allocations familiales. Qu’au moins, s’agissant des malus touchant les véhicules familiaux, l’on mette un terme à ce qui semble un excès ! Monsieur le secrétaire d’État, nous attendons des mesures concrètes et positives en faveur des familles.
M. le président. La parole est à M. Dominique Bussereau, secrétaire d'État chargé des transports.
M. Dominique Bussereau, secrétaire d'État chargé des transports. Monsieur Le Fur, le Premier ministre et l’ensemble du Gouvernement partagent bien évidemment votre préoccupation en faveur des familles. Nous ne souhaitons pas que le dispositif du bonus-malus, qui s’inscrit dans le cadre du Grenelle de l’environnement, leur nuise.
Je voudrais pour commencer vous rappeler que ce dispositif – qui applique un malus à l’acquisition de véhicules neufs émettant beaucoup de CO2 et, en contrepartie, un bonus aux véhicules moins polluants – est un succès : au premier trimestre 2008, dans un marché de l’automobile en croissance de 2 %, les ventes de véhicules émettant moins de 130 grammes de CO2 au kilomètre ont progressé de plus de 35 %, tandis que celles de voitures polluantes diminuaient de plus de 40 %. C’était le résultat souhaité par les Français, et c’est pourquoi cette mesure avait été proposée par le Gouvernement.
La question que vous posez est cependant légitime : cette disposition risque-t-elle de pénaliser les familles nombreuses ? Comme vous l’avez noté, une famille nombreuse ne peut se déplacer en Smart, ni même d’ailleurs en Fiat 500 ou en 2 CV, dont nous fêtons avec bonheur le soixantième anniversaire. En revanche, j’ai pu le vérifier, il existe des véhicules familiaux exemptés de malus, comme la Renault Scénic, ou certains modèles chez Citroën ou Peugeot – pour ne citer que des constructeurs français.
Au-delà, monsieur Le Fur, le Premier ministre et le Gouvernement sont extrêmement attentifs à la politique en faveur de la famille. Le débat de la semaine dernière sur la carte « Familles nombreuses » a été tranché par le Président de la République et le Premier ministre. Comme le Président de la République l’a dit durant la campagne présidentielle, nous sommes partisans d’une politique familiale qui s’adresse à toutes les familles, sans condition de ressources. Et elle sera menée dans le domaine des transports comme dans tous les autres. Le Gouvernement en prend l’engagement.
A la suite de l’affaire d’escroquerie à la carte de crédit qui a eu lieu cet été à LOUDEAC, Marc LE FUR, Député des Côtes d’Armor, a interrogé Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de l’Intérieur, sur ce sujet.