Partager l'article ! QUESTIONS D’ACTUALITE : Marc LE FUR interpelle le Ministre de l’agriculture sur la crise porcine: M. le président. La parole ...
Le numéro du panneau d'affichage de Marc LE FUR sur les panneaux électoraux est le panneau N°8.
Inauguration de la permanence de Lamballe
13, rue des Augustins à LAMBALLE
Inauguration de la permanence de Loudéac
6, avenue des Combattants à LOUDEAC
Réunion publique
Foyer rural à JUGON
Réunion publique
Salle des fêtes à MUR DE BRETAGNE
Réunion publique
Salle des fêtes à PLAINTEL
Réunion publique
Salle de la Madeleine à MERDRIGNAC
Réunion publique
Foyer municipal à LOUDEAC
Réunion publique
Salle du Vieux Moulin à ANDEL
Loudéac - 6, avenue des Combattants
du lundi au vendredi
de 9h à 12h et de 14h à 18h
Lamballe - 10, rue des Augustins
Jeudi matin de 9h à 10h
se renseigner auprès de la permenance
Coordonnées téléphoniques
Téléphone : 02-96-66-42-63
Fax : 02-96-66-42-61
M. le
président. La parole est à M. Marc Le Fur,
pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.
M. Marc Le Fur. Monsieur le ministre de l’agriculture, avec un certain nombre de collègues, en particulier Isabelle Vasseur, nous
étions, il y a quelques instants, à côté de l’Assemblée, au devant des éleveurs de porcs qui manifestaient, très dignement, leur désespoir.
Ils sont confrontés à des prix de vente trop faibles pour leurs produits et, en même temps, à des prix d’achat de leurs matières premières, de leurs intrants extrêmement élevés en raison
des cours mondiaux des céréales actuellement trop hauts.
En outre, ils font face à une réglementation franco-française exagérément tatillonne – même si nous avons un peu desserré l’étau à l’occasion de la LMA – ainsi qu’à une grande distribution
qui impose ses contraintes à l’ensemble de ses fournisseurs. Il faut que tout cela évolue.
Je sais quelle est la volonté du Président de la République à l’occasion du G20. Je connais également votre combat, monsieur le ministre, pour que l’Europe nous aide. Il n’en demeure pas
moins que nous devons progresser sur un sujet précis : celui de l’étiquetage quant à l’origine des viandes. Il faut que les consommateurs sachent d’où viennent les produits qu’ils achètent, en
particulier les viandes et les produits élaborés, dont la charcuterie. C’est la condition de la survie de la production porcine en France.
Je sais que vous y travaillez, monsieur le ministre. Sur ces questions, nous attendons des résultats précis, dans un délai contraint. Le temps nous est compté. Un certain nombre de
personnes nous affirment qu’entre 10 % et 15 % des producteurs devront, dans les semaines qui viennent, déposer leur bilan.
M. le président. La parole est à M. Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de
l’aménagement du territoire.
M. Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire.
Monsieur le député, cela fait des années que la situation est difficile pour les producteurs de porc en France, dans votre département comme ailleurs, des années que les prix sont trop bas, les
revenus trop faibles, et avec la brutale flambée des cours des matières premières et des céréales, leur situation est devenue intenable.
J’invite tous ceux qui pensent que la spéculation sur les matières premières agricoles ne représente pas une difficulté pour les producteurs à venir discuter avec les producteurs de porc
qui manifestent à quelques mètres de l’Assemblée nationale.
La solution immédiate passe par les décisions européennes prises lundi à la demande de la France, après des discussions difficiles, pour stocker le porc en stockage privé et faire remonter
les prix. Cela aura, je l’espère, un effet sur les prix d’ici à la fin de la semaine.
Cela passe aussi, vous avez parfaitement raison, par des décisions nationales sur l’étiquetage. J’appelle solennellement tous les distributeurs et transformateurs à jouer le jeu du label
Viande de porc française, pour valoriser celle-ci et faire remonter les prix.
Je souhaite également que nous prenions la mesure de cette crise et que nous comprenions bien qu’au-delà de la crise conjoncturelle, c’est une crise structurelle qui touche la production de
porc en France. Nous avons besoin de mettre aux normes les installations : avec le Premier ministre, nous avons décidé d’y consacrer plusieurs dizaines de millions d’euros. De même, avec Nathalie
Kosciusko-Morizet, nous voulons développer la méthanisation pour réduire la facture énergétique. En outre, nous allons mettre en place des contrats de filière entre les filières végétale et
animale de façon à couvrir les producteurs contre la brutale flambée des prix.
Nous ne laisserons pas tomber les producteurs de porc français,…