Panneaux électoraux

Le numéro du panneau d'affichage de Marc LE FUR sur les panneaux électoraux est le panneau N°8.

Calendrier de campagne

Vendredi 18 mai à 18h

Inauguration de la permanence de Lamballe

13, rue des Augustins à LAMBALLE

 

Lundi 21 mai à 18h

Inauguration de la permanence de Loudéac

6, avenue des Combattants à LOUDEAC

 

Mardi 29 mai à 18h30

Réunion publique

Foyer rural à JUGON

 

Jeudi 31 mai à 18h30

Réunion publique

Salle des fêtes à MUR DE BRETAGNE

 

Lundi 4 juin à 18h30

Réunion publique

Salle des fêtes à PLAINTEL

 

 

Mardi 5 juin à 18h30

Réunion publique

Salle de la Madeleine à MERDRIGNAC

 

Jeudi 7 juin à 18h30

Réunion publique

Foyer municipal à LOUDEAC

 

Vendredi 8 juin à 18h30

Réunion publique

Salle du Vieux Moulin à ANDEL

Comment voter par procuration

Vous voulez voter par procuration pour les prochaines élections.

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Les permanences

Loudéac - 6, avenue des Combattants

du lundi au vendredi

de 9h à 12h et de 14h à 18h

Lamballe - 10, rue des Augustins

Jeudi matin de 9h à 10h

Quintin - Mairie

se renseigner auprès de la permenance

Coordonnées téléphoniques

Téléphone : 02-96-66-42-63

Fax : 02-96-66-42-61

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Mercredi 24 novembre 2010 3 24 /11 /Nov /2010 17:47

Tribune à paraître dans Valeurs actuelles jeudi 25 novembre 2010

 

Par Marc Le Fur et Hervé Mariton[1]

et Alfred Almont, Martine Aurillac, Pierre-Christophe Baguet, Patrick Beaudouin, Gabriel Biancheri, Jean-Marie Binetruy, Claude Bodin, Gilles Bourdouleix, Bruno Bourg-Broc, Chantal Bourragué, Valérie Boyer, Xavier Breton, Patrice Calméjane, Bernard Carayon, Bernard Debré, Jean-Pierre Decool, Rémi Delatte, Nicolas Dhuicq, Michel Diefenbacher, Jacques Domergue, Jean-Pierre Door, Dominique Dord, Jean-Michel Ferrand, Nicolas Forissier, Sauveur Gandolfi-Scheit, Jean-Paul Garraud, Guy Geoffroy, François-Michel Gonnot, Jean-Pierre Gorges, Philippe Gosselin, Patrick Labaune, Gérard Lorgeoux, Lionnel Luca, Patrice Martin-Lalande, Jean-Philippe Maurer, Christian Ménard, Damien Meslot, Philippe Meunier, Jean-Marie Morisset, Jacques Myard, Jean-Marc Nesme, Etienne Pinte, Henri Plagnol, Axel Poniatowski, Josette Pons, Didier Quentin, Jacques Remiller, Arnaud Robinet, Jean-Marie Rolland, Jean-Marc Roubaud,Jean-Marie Sermier,  Eric Straumann, Guy Teissier, Michel Terrot, Dominique Tian, Christian Vanneste, Isabelle Vasseur, Jean-Sébastien Vialatte, René-Paul Victoria, Philippe Vitel, Gaël Yanno, Michel Zumkeller, Députés UMP.

 

 

Les Français sont parfois plus conscients que leurs élites de ce qui compte vraiment pour eux. Or, parmi les valeurs les plus estimées par nos concitoyens, la famille figure en tête, et de loin.

Les Français savent profondément que la famille est la première des solidarités sur laquelle ils peuvent compter. Ils savent que cette solidarité, à la différence de toutes les solidarités administrées, est la seule qui peut être spontanée et chaleureuse. Ils sont conscients que le fléau qui nous frappe de plein fouet est celui de la solitude. Quel paradoxe que cette solitude croissante et dévorante dans une société qui n’a jamais été aussi communicante !

Tout le monde, chez nous, se réjouit des bons résultats démographiques de notre pays. Ces chiffres ne sont pourtant pas mirobolants puisque la France renouvelle tout juste ses générations. Mais ces chiffres, comparés à ceux de nos voisins nous permettent d’imaginer un avenir. On nous donne aujourd’hui l’Allemagne en exemple sur de nombreux points de vue. Mais qui a conscience de l’hiver démographique dans lequel s’enfonce l’Allemagne ? Alain Minc[2] écrivait encore récemment que si l’Allemagne ne trouvait pas la voie du renouveau démographique, elle perdrait 10 millions d’habitants d’ici 2050, passant ainsi derrière la France ? Et que dire de l’Espagne, championne du nombre d’enfants par femme il y a encore 25 ans et qui, ne connaissant pas le quotient familial, plonge également dans la dépression démographique comme ses voisins italiens ou portugais ?

La famille est notre garantie de solidarité pour aujourd’hui et notre force pour demain. Alors, que les élites cessent d’être aveugles !

Le soutien de la famille, et celui du mariage, est au cœur de nos politiques publiques depuis 1945. La politique familiale ne peut pas se réduire à une politique sociale familiale uniquement destinée aux familles déjà en difficulté. Elle ne peut pas se réduire à l’ouverture de places d’accueil pour les jeunes enfants, même si cela est nécessaire. Elle doit être plus profonde et plus cohérente. Elle doit inspirer toutes nos décisions sociales, fiscales et économiques.

Depuis 2007, nous avons fait des choses importantes pour la famille. Nous avons notamment baissé les droits de succession. La famille, parce qu’elle se fixe pour ambition la durée,  est le lieu par excellence de la transmission, la transmission de racines, d’une éducation, mais aussi de la transmission bien légitime du patrimoine, fruit d’une vie de travail. A l’heure où nous vivons une véritable crise de la transmission, cette baisse des droits de succession est un signe positif.

Mais il faut poursuivre sur cette voie. Il faut renforcer l’institution du mariage, reconnaître et encourager la création du nouveau foyer, ses conséquences fiscales. Alors pourquoi remettre en cause la double déclaration l’année du mariage ? Cette disposition fiscale est cohérente. N’est-ce pas une façon pour l’Etat de dire aux nouveaux mariés : «  Vous vous engagez l’un envers l’autre, mais vous vous engagez devant la société aussi à construire une famille qui participera à notre avenir commun. Telle est notre vision de la famille durable. »

Il est une spécificité française qu’on ne retrouve pas beaucoup en Europe. En droit français, la fiscalité ne s’applique pas à l’individu mais à la cellule familiale. C’est un avantage différentiel considérable en Europe. Tous les coups de canif portés à ce principe seraient néfastes.

 

Si notre volonté de soutenir les familles ne s’incarne pas, elle disparaîtra. Le mot « famille » n’apparaît pas dans la liste des nouveaux ministères. Le mot famille n’apparaît même pas dans l’intitulé d’un Secrétariat d’Etat ! Et si la préoccupation de la famille n’apparaissait pas davantage avec la suppression de la double déclaration de revenus des jeunes mariés ? On nous rabâche à longueur de temps que les systèmes fiscaux de nos voisins sont meilleurs que les nôtres. Ce dont nous sommes sûrs, c’est que la politique familiale « à la française » est celle qui porte le plus de fruits en Europe. Alors ne rompons pas avec cette politique. Encourageons la solidarité familiale.

Ceux qui veulent enfermer la question familiale dans un débat moral qui opposerait les anciens et les modernes se trompent gravement. La question familiale est avant tout une question politique. Son enjeu, c’est la cohésion sociale et notre capacité à nous projeter dans l’avenir.

 



[1]           auteur de Transmettre pour construire, éditions Pygmalion, septembre 2010

[2]           Dix jours qui ébranleront le monde – Alain Minc – Stock - 2009

 

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