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Le Journal "L'Alsace" relaye la Tribune "Touche pas à mon dimanche"
de dérogations en derogations !! PRESERVONS?PROTEGEONS CE 7EM JOUR ?CE JOUR SACRE!!!! Bien entendu laissons la liberté de travailler a celui qui veut travailler,MAIS IL NE FAUT PAS LAISSER PLACE A LA DERIVE!Nous attendons de nos députés qu ils fixent des regles en leur ame et conscience, sans langue de bois!FAUT IL rappeler aux français combien d entre eux sont catholiques?
alors où va-t-on avec ces projets ?
un retour en arrière sur tous les avantages sociaux et surtout un pas très en avant sur le retour du "manque de liberté" avec un assistanat sur tout comme si on était des enfants de maternel !
serait-ce le grand retour d'hitler ???????????????
Le gouvernement veut détruire le commerce indépendant et la structure familiale. Le canelé en baisse.
Ainsi le gouvernement veut promouvoir le travail dominical pour favoriser la croissance. Le parlement va examiner la proposition de loi de Richard CAILLE permettant d’étendre les possibilités d’ouverture le dimanche.
Fort à propos un sondage Ifop Publicis Consultants indique que 67 % des Français accepteraient de travailler le dimanche car les heures sont majorées. En 2007 ils étaient 59 % à accepter une telle proposition. 52 % des Français sont par ailleurs favorables à l’ouverture des magasins le dimanche. Parmi eux, 22 % y sont “tout à fait favorables”, 30 % “favorables”. Quelque 48 % des Français n’y sont à l’inverse “pas favorables” (12 % “plutôt pas”, 36 % “pas du tout”).
En fait les chiffres sur lesquels le gouvernement a communiqués ont été manipulés. En effet, 50 % des français disent être d’accord pour travailler le dimanche mais “de temps en temps”, ce qui n’est pas du pareil que tous les dimanches, 17 % sont d’accord pour travailler « toujours » le dimanche et 33 % pas du tout.
Ainsi la moitié des personnes interrogées n’est pas disposée à travailler le dimanche que de temps en temps et si l’on rajoute ceux qui ne veulent pas du tout travailler le dimanche on obtient un chiffre de 83 % comme on il est facile de manipuler un sondage.
L’Institut qui a réalisé le sondage, le JDD qui l’a commenté ne sortent pas grandi de cette affaire.
Certes, quand on ne travaille pas le dimanche on aurait envie que Leroy Merlin soit ouvert pour aller chercher des vis, que Carrefour soit ouvert pour faire ses courses de la semaine.
En ces temps de crise, où le pouvoir d’achat a baissé, car la hausse des salaires n’a pas suivi l’inflation, et notamment l’inflation dans le secteur de l’immobilier, on peut comprendre le désir de Français aux revenus très modestes (employés à temps partiel ou au SMIC, revenus inférieurs à 1 500 euros) de travailler le dimanche afin de compenser la perte d’inflation.
Mais personne ne s’interroge sur les effets pervers de l’ouverture du dimanche. A la fois sur le commerce traditionnel et sur la structure familiale.
La structure du commerce indépendant n’est pas adaptée à une ouverture le dimanche et pâtira forcément de l’extension des ouvertures dominicales qui profitera essentiellement aux grands groupes. D’ailleurs les syndicats professionnels des commerçants ne réclament pas cette extension et la combattent. On verra donc des commerces de proximité, déjà mal en point, disparaître, augmentant le nombre de chômeurs.
Quant au repos dominical, si c’est bien le jour du seigneur, c’est aussi le jour où les enfants peuvent passer une journée entière avec leurs parents, où les familles, les amis peuvent se retrouver. Le dimanche, c’est le repos, le jour des retrouvailles, le temps du lien social.
Or l’extension du travail du dimanche va contribuer à détendre le lien familial, le lien social, provoquant inexorablement l’isolement d’enfants, adolescents livrés à eux-mêmes. Et on s’étonnera que des chenapans commettent des incivilités, des délits, et l’on mettra en œuvre des politiques d’incarcération, de création de maisons de correction. Bref on marche sur la tête. On fait tout le contraire de ce qu’il faut faire.
Le nombre de divorces augmentera car les couples ne se verront plus le dimanche. Je me souviens d’une amie, DRH d’un grand groupe de distribution. Il lui a fallu vingt ans pour se marier. Le week-end ses fiancés allaient jouer au tennis…, puis c’était la séparation. Elle a trouvé une vie équilibrée, un mari à 40 ans, trop tard pour avoir des enfants, mais pour cela elle a abandonné son travail.
Un sociologue dont nous tairons le nom par charité souhaite même que les crèches fonctionnent le dimanche et la nuit, que les commerces soient ouverts nuit et jour.
Si nous écoutons ces sociologues et ces hommes politiques, notre pauvre société, déjà mal en point, tombera encore plus bas. Mais nous avons les meilleurs députés du monde, n’est-ce pas !
Stephane.Pusateri@wanadoo.fr
http://bordeaux33.blogsudouest.com
Président de l'Association des Riverains et Résidents de Bordeaux