Partager l'article ! TOUCHE PAS A MON DIMANCHE !: Marc LE FUR, Vice-président de l’Assemblée nationale, Député des Côtes d’Armor ...
Loudéac - 6, avenue des Combattants
du lundi au vendredi
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Jeudi matin de 9h à 10h
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Marc LE FUR, Vice-président de l’Assemblée nationale, Député des Côtes d’Armor
Jean-Frédéric POISSON, Député des Yvelines - Philippe MEUNIER, Député du Rhône – - Jean-Paul ANCIAUX, Député de Saône et Loire - Thierry BENOIT, Député d’Ille et Vilaine – Véronique BESSE, Députée de la Vendée - Jean-Claude BOUCHET, Député du Vaucluse - Françoise BRANGET, Députée du Doubs – Xavier BRETON, Député de l’Ain - Yves BUR, Député du Bas-Rhin – Jean-François CHOSSY, Député de la Loire – Dino CINERI, Député de la Loire- Jean-Yves COUSIN, Député du Calvados – Jean-Louis CHRIST,Député du Haut-Rhin - Marie-Christine DALLOZ, Députée du Jura – Laure DE LA RAUDIERE, Députée de l’Eure et Loir- Lucien DEGAUCHY, Député de l’Oise – Jean DIONIS DU SEJOUR – Nicolas DUPONT-AIGAN, Député de l'Essonne - André FLAJOLET, Député du Pas de Calais - Daniel GARRIGUE, Député de la Dordogne - Philippe GOSSELIN, Député de la Manche– Michel GRALL, Député du Morbihan – Jean-Pierre GRAND, Député de Député de l’Hérault - Arlette GROSSKOST, Députée du Haut-Rhin Antoine HERTH, Député du Bas-Rhin – Guénhaël HUET, Député de la Manche - Michel HUNAULT, Député de Loire-Atlantique – Jacques LE NAY, Député du Morbihan - Fabienne LABRETTE-MENAGER, Députée de la Sarthe – Marguerite LAMOUR, Député du Finistère – Jacques LE GUEN, Député du Finistère - Jean-Marc LEFRANC, Député du Calvados - Céleste LETT, Député de la Moselle– Lionnel LUCA, Député des Alpes Maritimes – Franck MARLIN, Député du Loiret, Jean-Philippe MAURER, Député du Bas-Rhin – Christian MENARD, Député du Finistère – Damien MESLOT, Député du Territoire-de-Belfort - Jean-Marie MORISSET, Député des Deux-Sèvres – Jean-Marc NESME, Député de Saône et Loire - Etienne PINTE, Député des Yvelines – Jean-Luc REITZER, Député du Haut-Rhin - Jacques REMILLER, Député de l’Isère – Bernard REYNES, Député des Bouches du Rhône Michel SORDI, Député, Député du Haut-Rhin - Alain SUGUENOT, Député de la Côte d’Or – Dominique SOUCHET, Député de la Vendée - Eric STRAUMANN, Député du Haut-Rhin – Michel TERROT, Député du Rhône – Jean UBERSCHLAG, Député du Hault Rhin – Christian VANNESTE, Député du Nord – Patrice VERCHERE, Député du Rhône – François-Xavier VILLAIN, Député du Nord - Michel VOISIN, Député de l’Ain - Marie-Jo ZIMMERMANN, Députée de la Moselle
Organiser des vacances familiales en fonction des congés des conjoints est déjà compliqué. Sera-t-il aussi compliqué d’organiser ses week-ends demain s’il faut travailler le dimanche ? Ceux qui demandent l’ouverture des commerces le dimanche ont-ils conscience de toutes les conséquences de leur revendication ?
Trois questions doivent être posées à ce sujet.
On dit qu’ « ouvrir les magasins le dimanche, c’est créer 30 000 emplois. A cela plusieurs études, dont celle du Conseil économique et social, répondent que l’acte d’achat ne serait que transféré de la semaine au dimanche. Les sites qui ouvrent le dimanche perdent ainsi 30% de leur activité du samedi. Les 30 000 emplois créés ne seraient que transférés de la semaine au week-end. D’autres études montrent qu’à consommation égale, un emploi du dimanche supprimera trois emplois de la semaine. La menace portera également sur ceux qui travaillent déjà le dimanche, notamment les multiples petits commerces de proximité dans nos centre-villes ou dans nos centre-bourgs en milieu rural.
La logique économique veut qu’on n’effectue pas d’achats supplémentaires sans pouvoir d’achat en hausse. La hausse du pouvoir d’achat ne se décrète pas par l’ouverture des magasins le dimanche. A l’instar des heures de temps libre dégagées par les 35 heures, l’ouverture des magasins le dimanche risquerait plutôt de créer des frustrations et du surendettement.
« Ouvrir les magasins le dimanche, c’est donner une liberté supplémentaire aux individus, un jour de consommation en plus par semaine ! ». Et voilà comment on passe du dimanche chômé, acquis social obtenu de haute lutte au 19ème siècle, au dimanche chômé, menace pour la liberté individuelle des consommateurs. « Si nos concitoyens ont envie d’acheter le dimanche, qu’ils achètent ! Ouvrez tous les jours, le marché reconnaîtra les siens » L’argument est cocasse car, le travail le dimanche, c’est bien quand cela concerne les autres, mais moins bien quand cela nous touche personnellement. Or, ouvrir les magasins le dimanche ne touchera pas que les commerçants. Il faudra trouver des modes de garde pour les enfants. Qu’en sera-t-il des services bancaires indispensables à l’activité commerciale ? Faudra-t-il livrer les magasins le dimanche ? Le travail le dimanche ne se fera que sur volontariat nous dit-on. Comment peut-on y croire ? Chacun sent très bien que l’ouverture des commerces le dimanche est le cheval de Troie pour une ouverture générale de l’activité professionnelle. Qu’en sera-t-il alors de toutes les activités dominicales, non seulement les cultes, mais également les activités sportives, associatives, familiales… ? N’est-il pas préférable de ne pas consommer dans les commerces un jour sur sept et de conserver ces moments de fraternité qui donnent à la vie beaucoup de sens ? Le travail le dimanche, c’est une menace pour les familles. C’est leur retirer un des rares moments de la semaine où elles peuvent se retrouver pour partager des moments indispensables qui participent à la construction de chacun. Pourquoi leur retirer ce refuge essentiel ?
C’est en effet là qu’est la vraie question. L’homme contemporain est-il uniquement un « individu consommateur » ou est-il encore l’animal social que définissait Aristote ? S’il n’est que consommateur, ouvrons les magasins le dimanche et laissons le satisfaire son instinct. Si l’homme se construit par les relations qu’il tisse avec les autres, posons-nous la question de maintenir chômé un jour dans la semaine durant lequel les relations que nous avons les uns avec les autres peuvent être facilitées et gratuites.
La réglementation est souvent trop lourde et faite de tracasseries inutiles quand il faut organiser des manifestations sportives, amicales, associatives et religieuses où les gens se rencontrent et partagent un peu de leur temps. Elle est en revanche nécessaire pour préserver des moments gratuits, sans transaction, des moments de partage en famille ou entre amis.
« Les Français qui le veulent pourront ne pas consommer le dimanche. Il n’y a aucune obligation mais une nouvelle offre proposée» affirment enfin les partisans de l’ouverture. Peut-être. Il est cependant probable que ce moment privilégié de partage et de relations personnels sera sévèrement frappé par la concurrence d’une possibilité de consommer qui n’aura plus de limite.
Aujourd’hui, les Français ont encore plus besoin de solidarité qu’hier. Or, la première et la plus vraie des solidarités, la plus efficace, la plus riche en relations et en affection, est certainement la famille. Sachons protéger cette valeur essentielle et ne pas la fragiliser une nouvelle fois.
je suis d'accord avec vous.
Cependant, pour le commerce locale et les Pme s'est le financement bancaire qui manque. Il en est de même pour aider et accompagner la jeunesse dans les innovations technologiques et industrielles.
Les algues vertes pullulent même le dimanche . Vous êtes à l'origine d'un amendement qui relève le seuil d'autorisation des porcheries Bretonnes de 450 places à 2000. Etes vous conscient de votre incommensurable bêtise ? trouvez-vous normal de faire payer aux contribuables ( ramassage par l'état) les dégats de vos amis agro- manageurs porçins ?
Continuez sur la voie de Touche pas à mon dimanche.
Comme le dit M Hass et vous-meme au départ, le projet meme aménagé doit être stoppé.
1= C'est une aberration économique: le marché joue pour les oligopoles et détruit l'emploi
2= C'est une aberration juridique: car il consacre la rupture d'égalité des salariés
3= C'est une aberration sur le plan de l"aménagemen du territoire: distorsions entre les régions
4= C'est une catastrophe sociale; elle sacrifie la famille sur l'autel économique; elle détruit le lien social créé par les activités sportives, culturelles, associatives
5= C'est une catasptrophe sur le plan personne: asphyxie spirituelle
6= Cette loi par la création d'un précédent ouvre la porte à toutes les dérives.
Par l'effet de cliquet, il sera très difficile de revenir en arrière.
Bien cordialement. Pierre -Jean ARNAUD 81300 GRAULHET
j'ai appris que tous les députés ump allaient finalement voter le nouveau projet de loi sur le travail du dimanche.
Finalement vous avez tous reculé devant sarkozy, c'est dommage, vous avez préféré vendre votre âme pour garder votre place. Cette loi est le plus grave recul jamais organisé depuis 40 ans dans notre pays, c'est monstrueux!!!
Merci de bien vouloir reprendre votre "combat" en faveur du repos dominical ;
L'opposition au nouveau projet gouvernemental ne doit pas uniquement émaner de personnalités ou de mouvements issus de la"gauche" car ce projet engage une certaine vision de la vie en société et une certaine conception de l'homme..qui dépasse les clivages traditionnels.
Même si certaines de ses dispositions paraissent moins "graves", il en va de la place de ce que nous considérons comme le plus important dans notre vie sociale, familiale ou religieuse
(doit on "tout" sacrifier à la consommation ??, OU doit il exister des temps ... des lieux , qui échappent à la "logique marchande" ?? ) c'est comme vous le savez un enjeu majeur de société.
Alors merci d'avance ,et bon courage si vous reprenez à cette occasion les arguments qui avaient fait votre, (et notre ) "succès" , il y a plus de 6 mois.
Respectueusement à vous ,
SERRE Gilles
Je ne découvre votre blog qu'aujourd'hui, à cause d'arguments que je cherchais pour convaincre mon député de l'inanité de libéraliser le travail dominical !
Merci pour la qualité de l'argumentation et pour le travail de prise de parole et de conviction qui a sûrement aidé à faire reculer au moins pour un temps le projet....
Merci de l'exemple de votre combativité sur cet enjeu social et culturel.
<thérèse Monniaux, petite-fille de Louis et Louise LE FUR (ce n'est pas une blague, ma mère est née LE FUR)
L'un s'appelait Kaour et l'autre Laouig. Kaour était d'un heureux tempérament ; il répondait aux plaisanteries par des plaisanteries encore plus fines ; tout le temps qu'il était installé à coudre, il n'arrêtait pas de raconter à qui voulait les entendre de savoureuses histoires et de chanter d'une voix de fausset des chansonnettes humoristiques et des romances sentimentales ; il prenait la vie par le bon bout.
Laouig, au contraire, était continuellement renfrogné, il supportait mal les moqueries et ne se mettait guère en frais pour distraire ses pratiques. Ajoutons qu'il aimait l'argent ... et que lorsqu'il pouvait voler son prochain il ne laissait jamais passer l'occasion.
Une nuit, Kaour rentrait d'une journée de travail à la ferme de Penhoat-uhella, où il avait eu à confectionner les habits de noce du fils de la maison, et traversait au clair de lune une grande lande où, parmi les ajoncs, se dressaient plusieurs menhirs. Soudain, alors qu'il en atteignait le sommet, il entendit de petites voix fluettes qui chantaient
Dilun, dimeurz, dimerc'her
(Lundi, mardi, mercredi en breton)
Tiens ! se demanda-t-il, qui donc peut chanter ainsi dans ce lieu désert?
Il s'approcha tout doucement, en évitant de faire du bruit, et vit une bonne centaine de petits korrigans qui dansaient en rond en se tenant par la main.
(Les korrigans sont des lutins, des farfadets, pas méchants mais plutôt farceurs)
L'un d'eux s'époumonait à chanter :
Dilun, dimeurz, dimerc'her!
Et tous les autres reprenaient en choeur, en redoublant leurs entrechats :
Dilun, dimeurz, dimerc'her!
Kaour fît prudemment demi-tour, sur la pointe des pieds, car il avait entendu dire que les voyageurs attardés, qui se trouvaient à traverser une lande où dansent les korrigans est sûr d'être entraîné dans leur ronde et forcé de tourner avec eux jusqu'au premier chant du coq.
Mais si discrètement qu'il eût opéré sa retraite, il n'en fut pas moins remarqué par les danseurs nocturnes qui, interrompant leur ronde se ruèrent vers lui en poussant des cris stridents et l'eurent bientôt entouré comme un essaim de mouches entoure une goutte de miel. Il n'en menait pas large et quand les petits êtres lui crièrent tous à la fois : "Viens danser avec nous ", il se dit qu'il ne serait sans doute pas bon de les contrarier. La ronde se reforma donc avec lui et le chant reprit:
Dilun, dimeurz, dimerc'her!
Au bout d'un certain temps, Kaour commença à être fatigué de tourner en rond et il en avait assez de répéter sans cesse les mêmes paroles.
Pour gagner un peu de temps et reprendre son souffle, il dit:
- Faites excuse, mes gentilshommes, mais on pourrait chanter la suite de la chanson.
Les korrigans s'arrêtèrent net. (Ouf! c'était toujours autant de repos de pris).
- La suite? Demandèrent-ils.
- Ben oui, la suite ? Je la connais, moi, la suite. Il y a quelque chose après 'lundi mardi mercredi' !
- Vrai? Tu connais la suite ? Oh ! Alors dis-la-nous.
- Bien volontiers.
Et le tailleur, après avoir repris son souffle, de chanter
- Diriaou ha digwener!
(Jeudi et vendredi)
Les korrigans poussèrent des acclamations enthousiastes.
- You! You! Magnifique! Voilà qui nous fait une chanson magnifique ! Le nombre de pieds y est, la rime aussi. Allons, les amis, reprenons la danse !
Et ils se remirent à danser en chantant
- Dilun, dimeurz, dimerc'her,
Diriaou ha digwener!
Ils étaient maintenant pleins d'égards pour Kaour et pour le remercier, veillaient à ne pas trop le fatiguer. Quand ils virent que ses pas n'étaient plus aussi assurés ils arrêtèrent leur ronde et leur chef demanda:
- Que désires-tu, Kaour, comme récompense pour nous avoir appris un si beau chant?
- Comme récompense? Ma foi... je ne sais pas... je ne cherchais pas une récompense.
- Eh bien, je t'offre le choix entre un gros sac rempli d'or ou de supprimer ta bosse. Le tailleur n'hésita pas.
- Si vous êtes en mesure de m'enlever ma bosse et de me rendre aussi droit que le mât du drapeau breton, alors là ce n'est pas de refus !
Aussitôt les nains se jetèrent sur lui, le lancèrent en l'air, le firent pirouetter et se le passèrent de l'un à l'autre comme un ballon. Quand il retomba, tout étourdi, sur ses pieds, il n'avait plus de bosse et était aussi droit que le mât du drapeau breton.
Le lendemain, Kaour rencontra l'autre tailleur, Laouig qui, en le voyant, se frotta plusieurs fois les yeux.
- Ce n'est pas possible ! C'est toi, Kaour ?
- Comme tu le vois : c'est moi.
- Ma parole ! Tu as bien grandi, d'un seul coup, d'un pied. Et qu'as-tu fait de ta bosse ?
- Ma bosse? Quelle bosse? Tu vois bien que je n'ai pas de bosse. Je ne suis pas un vilain bossu comme toi, Laouig.
- Cesse de te moquer. Tu n'as plus de bosse mais tu en avais une pas plus tard qu'hier. Il y a de la sorcellerie là-dessous.
Kaour raconta ce qui lui était arrivé.
- Satordellik! Se dit Laouig, il faut que j'aille moi aussi, la nuit prochaine faire un tour sur la lande. Mais je ne serai pas aussi sot que ce pauvre Kaour : moi je prendrai, ce sera le sac plein d'or.
Dès que la lune se leva, il se mit en route et lorsqu'il aperçut les korrigans dansant en rond, il s'avança hardiment vers eux.
- Viens danser avec nous, lui crièrent-ils.
Il pénétra dans le cercle et chanta avec eux
- Dilun, dimeurz, dimerc'her,
Diriaou ha digwener!
Mais bientôt, il fut fatigué de tourner et leur demanda
- Ne savez-vous chanter que cela ? Ne connaissez-vous pas la suite ?
- La suite? Il n'y a pas de suite, répondirent-ils. En connaîtrais-tu une?
- Parfaitement.
- Oh ! Dis-la-nous alors. Dis-la vite !
- Bon écoutez:
Dilun, dimeurz, dimerc'her,
Diriaou ha digwener
Ha disadorn ha disul
(Et samedi et dimanche)
Les korrigans firent la moue.
- Ce n'est pas si joli, dit l'un.
- Ça ne rime pas, fit un autre.
- C'était beaucoup mieux avant, ajouta un troisième.
Mais leur chef intervint:
- Ça ne fait rien, il faut tenir compte de l'intention. Nous avons récompensé Kaour, en lui offrant de choisir entre la richesse et la beauté. Nous devons la même récompense à celui-ci. Kaour a laissé le sac d'or.
- Quel sera ton choix ? demanda le chef,
- Je choisis ce que Kaour a laissé.
Les nains se jetèrent sur lui, le lancèrent en l'air, le firent pirouetter et se le passèrent de l'un à l'autre comme un ballon. Quand il retomba, tout étourdi, sur ses pieds ... il avait ... deux bosses. La sienne et celle de Kaour.
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Voici le courriel que j'ai envoyé à l'UMP.
J'espère réussir à convaincre MM Sarkosy et Fillon de renoncer.
Madame, Monsieur,
Le projet de loi sur le travail du dimanche sera examiné par l'Assemblée Nationale puis le Sénat dans les prochains jours.
Je suis absolument contre une plus grande ouverture des commerces le dimanche.
Les raisons en sont de trois ordres : personnel, économique et social, (classés par importance croissante, selon moi).
Personnellement, parce que je suis catholique pratiquant. Je tiens à observer un jour de non-travail pour approfondir ma foi, et consacrer une partie de mon temps à des activités autres que professionnelles ou commerciales, par exemple religieuses avec d’autres croyants (le catholicisme est une église, c’est-à-dire un groupe, pas une somme d’ermites). Ce jour permet aussi aux enfants d’avoir des activités d’éveil, d’enseignement religieux (scoutisme par ex.)
Comme l’histoire de la France est indissociablement liée à la religion chrétienne, le jour de repos est le dimanche. Parallèlement, je considère tout-à-fait normal que le vendredi soit chômé dans les pays musulmans et le samedi en Israël.
Economiquement
Je suis persuadé que l'effet de l’ouverture étendue des commerces le dimanche sera nul ; je pense qu’il pourrait même être contre productif.
En effet, un consommateur achètera t’il un kilo de carottes ou un paquet de couches-culottes de plus par semaine du simple fait qu’un magasin sera ouvert le dimanche ? Evidemment non.
La quasi-totalité des achats d’un consommateur sont limités par ses besoins (on ne mange pas plus de carottes parce que le Super U est ouvert dimanche matin, le bébé ne salit pas plus de couches-culottes parce Leclerc est ouvert le dimanche), ou par son pouvoir d’achat (j’ai 1.000 euros à dépenser dans le mois, le montant n’en est pas modifié parce que Carrefour est ouvert le dimanche).
Restent les achats d’envie, les achats coups de cœur, les achats plaisir : sont ils si importants, en valeur économique, pour justifier un bouleversement de toute l’organisation de la société ? La réponse est non : économiquement, ils représentent epsilon dans le PIB.
Il y aura un impact économique le premier ou le second dimanche après l’introduction de la mesure, puis plus aucun bénéfice n’est à attendre. Autrement dit, il ne s’agit que d’une anticipation unique d’un acte d’achat, le volume global d’achat sur un ou deux mois restera identique : qui peut croire que cela boostera l’économie ?
De plus, il faut bien comprendre que l’ouverture des magasins le dimanche ne représente que le sommet de l’iceberg économique qui sous-tend cette activité : les magasins devront être approvisionnés (le samedi soir, les rayons sont clairsemés, en général), les livreurs et les poids lourds des fournisseurs devront donc rouler dans la nuit de samedi au dimanche et le dimanche matin. Qu’en sera t-il de l’interdiction aux poids lourds de rouler le week-end ?
Les services de support logistique, technique, informatique, RH devront aussi fonctionner, ne serait-ce qu’a minima, pour assurer le commerce : la population concernée par une telle décision est bien plus vaste que celle des seuls vendeurs et caissières. Alors que fera t’on pour assurer ces services (par exemple, les hot-lines informatiques ou techniques), tout en devant se conformer au droit du travail français ? Pour contourner la loi, on délocalisera encore plus dans les pays low costs : est-ce là le but recherché ?
Il y a, selon moi, déjà suffisamment de personnes obligées de travailler le dimanche, les agriculteurs, le personnel des hôpitaux, des trains, des avions, des usines en continu, des services de la sécurité publique, etc, pour qu’on n’y rajoute pas une population pour des motifs futiles, dérisoires et sans effet économique positif avéré.
Et puis, finalement, si l’on accepte cette logique, si l’on accepte que le consommateur qui a une subite envie de carottes ou de couches-culottes le dimanche après-midi puisse la satisfaire, pourquoi lui demanderait-on de réprimer son envie subite de chercher sa carte grise à la Préfecture, de rencontrer son inspecteur des impôts, de demander sa carte d’identité à la Sous-préfecture, de déclarer ses soins à la Sécurité Sociale, le même dimanche après-midi ?
La simple évocation de cette hypothèse fait sourire tant elle paraît ubuesque : pourquoi alors ne pas considérer comme ubuesque ce projet de loi ?
Socialement
L’impact social de ce projet me paraît le plus grave.
Nous vivons en société.
La vie sociale est déterminante si l’on veut que le monde soit et reste vivable : les aspects purement économiques et financiers doivent en tenir compte et s’effacer derrière ce principe fondamental.
Supprimer le jour de la semaine où la majorité des citoyens peuvent se retrouver, en famille, entre amis, dans les associations, pour des activités autres que professionnelles, risque d’être le coup de hache fatal dans le lien social.
En effet, il sera encore plus difficile qu’il ne l’est déjà d’organiser des activités communes extra-professionnelles : est-ce vraiment ce que l’on souhaite, alors que le mot d’ordre clamé, urbi et orbi, par les gouvernants est « qu’il faut restaurer le lien social » ?
Si un père ou une mère de famille travaille le dimanche, quand peut-il (elle) voir ses enfants ? Bien sûr, ils pourront les voir le jour où eux ne travaillent pas ; mais ce sera en semaine, forcément, et en semaine, les enfants sont à l’école.
Et puis forcément, celui des parents qui ne travaille pas le dimanche (il n’y a quasiment aucune chance, statistiquement, que les deux parents travaillent le dimanche, et si c’était le cas, qui s’occuperait des enfants ce jour-là, il faudra bien qu’un des deux reste à la maison) se retrouvera seul : il n’y a plus de journée où les deux parents peuvent faire quelque chose ensemble.
(NB : dans le droit du travail actuel, les deux parents, même s’ils travaillent dans des entreprises différentes, ont le droit de prendre leurs congés au même moment : remet-on cela en question au sujet du dimanche ?)
Je trouve cela navrant, et dangereux : tous les psy disent que les enfants ont besoin d’une structure parentale de couple pour un développement équilibré. Ce projet est un risque grave dans le sens où il supprime le jour de la semaine où le couple peut réellement vivre ensemble.
Et puis, même si peu de gens profitent du dimanche matin pour aller au service religieux, la plupart en profitent pour faire une grasse matinée en couple, une fois par semaine : cela aussi vole en éclat du fait de ce projet de loi.
Par ailleurs, les activités sociales du dimanche ne sont pas seules remises en cause, mais aussi celles du samedi soir. Vous imaginez la soirée du samedi entre amis ou les sorties du samedi soir si vous savez que vous devez vous lever le dimanche matin à 6 heures pour aller tirer des palettes chez Darty, remplir des rayons chez Auchan ou changer des pneus chez Feu Vert ?
Enfin, cette modalité de travail sera profondément injuste, car, à quelques exceptions près, seuls les salariés du bas de l’échelle sociale seront soumis à cette contrainte sociale nouvelle : les caissières, les manutentionnaires, les chauffeurs livreurs, les vendeurs et vendeuses. Les cadres, les commerciaux, les acheteurs, les financiers, les ingénieurs, les cadres administratifs, ne seront pas tenus de travailler le dimanche : ils pourront profiter de leur conjoint, de leurs enfants, de leurs amis, de leur loisir associatif. Alors que les petits et les humbles devraient y renoncer, car ils sont la population visée par ces activités du dimanche.
C’est une vision de la société totalement inégalitaire. Plutôt que de le réduire, ce projet élargit le fossé entre les catégories sociales. Est-ce là la vision UMP de la société ?
De plus, il est bien sûr évident que, contrairement à ce qui est promis (« ce sera sur la base du volontariat »), les salariés seront soumis à une pression forte, du patron, de la hiérarchie et des collègues, pour travailler ce jour-là. Comment un salarié, vendeur dans un magasin qui compte trois vendeurs, peut-il à longue échéance échapper au travail du dimanche s’il est instauré ? Ses collègues ne supporteront pas qu’il échappe à cette contrainte alors qu’eux travaillent tous les dimanches. Il sera inéluctablement mis sur la touche au mieux, incité à quitter l’entreprise au pire.
On ne peut parler de volontariat que pour les chefs d’entreprise eux-mêmes, les petits commerçants ou artisans individuels.
Pour conclure, je pense que les effets sociaux négatifs l’emportent très largement sur les soi-disant bienfaits économiques qu’on escompte (nuls, à mon avis).
Il est clair que les valeurs que je défends s’apparentent plus à celles du modèle de « l’économie sociale de marché » ou d’un « humanisme économique » qu’à celles d’un libéralisme pur jus.
Ce projet heurte mes convictions religieuses personnelles, il est économiquement douteux, incertain et sans intérêt, et est néfaste d’un point de vue social.
J’ai voté pour M Sarkosy et pour un député UMP aux dernières élections.
Mais si le gouvernement UMP, les députés et les sénateurs UMP votent ce projet, je les sanctionnerai lors des prochains scrutins : on ne peut pas transiger sur certaines valeurs.
A chacun de se déterminer.
Je vous prie de bien vouloir renoncer à ce projet purement idéologique, et de militer activement contre son adoption auprès des parlementaires et des ministres, même si le projet est issu du gouvernement UMP : c'est une erreur, sachez la reconnaître. Ayez le courage d'exposer vos convictions à vos collègues parlementaires et aux ministres du gouvernement, ainsi qu’à MM Fillon et Sarkosy.
Avec mes salutations respectueuses et cordiales,
Jacques HAAS
2 rue de la Chapelle
68590 ST HIPPOLYTE
jacques.haas@dbmail.com
le samedi par respect de la religion juive et un autre le vendredi pour
satisfaire les musulmans ? Bien que catholique je suis attaché à la laïcité
républicaine . Votre position ne me fera plus voter UMP .
Je partage votre conviction que l'homme n'est pas uniquement un individu consommateur mais un animal social. Et je me réjouis de constater que votre prise de position est de plus en plus suivie et relayée par les médias.
Bravo et merci de votre courage politique au sein de l'UMP qui permet de croire encore à la Politique dans ce qu'elle a de noble et d'utile!
Merci monsieur le député !
J'habite en centre ville, en face d'une grande enseigne. Si ca ouvre le dimanche je vais devoir démenager. Un jour de calme par semaine c'est pas du luxe.
J'aimerais dire à perrot et son commentaire du 23/11/2008 qu'en Allemagne, il y a deux ans la loi sur les ouvertures du commerce était changé et permet desormais d'ouvrir 24/24h 7/6 avec 5 ou 6 dimanche dans l'année. Les deux premiers mois, cela marchait à la satisfaction des commerces puisque on se trouvait en décembre et janvier, mais ensuite non. Le volontariat du personnel est une obligation, il n'y a pas eu d'embauche suplémentaire, le chiffre d'affaire n'augmete pas mais les fraix annexe si et le patronat voulu donc ne plus payer le tarif nocturne mais celui de base ou du jour. Le suite était une grêve des vendeur et des vendeuse dont le résultat est inconnu car les médias n'ont pas plus parlé ensuite, à part que le patronat a remplacé le perosnnel gréviste par des éudiants. je vous signale aussi que sur le sol germanique il n#existe pas de SMIc ce qui fait, vu ls situation économique et sociale, que les chomeur en fin de droit doivent travailler pour un euro l'heure. L'etat soutient aussi les employeurs d'embaucher les demandeurs d'emploi sur cette basse quitte a´en licencier une personne sous CDI (ex donné, embauche de trois personne avec 1 euro et licencier la personne en CDI avec un vrai salaire qui - selon Berlin trouvera bien un autre emploi), mais statistiquement il y en trois chomeurs en moins. Moi je vois trois personne incapable de vivre de leur salaire et une quatrième mis au chomage.
Je peux vous assurer qu'actuellement le smagasins sont peu fréquentés, les gens n'ont plua de sous après toute les hausses que 2008 a apporté au monde entier. Même les familles où le père travaille en CDI plein temps (dans les 40 à 44 heures sans heure sup) n'arrive plus à nourrir ses enfants et a besoin d'institution comme le Resto du coeur - voulez vous ceci pour la France? Un appauvrissement à grand pas soutenu par le gouvernement qui au lieu d'améliorer le sort de la nation le détériore?
Je suis contre cette idée d'ouvrir les commerces la dimanches. Si mr le Président veut le faire et faire passer encore une loi selon sa tête, alors il faut aussi que les services administratifs soient ouvert comme en semiane: les tribunaux, les impôts, les cabinets de médecin (spécialisé ou non), les études de notaires, etc, etc. Il ne faut pas toujours attendre que le secteur commerce doit travailler plus pour s'appauvrir de plus en plus. quand j'ai 20 euro à dépenser, je le fait aussi bien du lundi au samedi. Cette loi est surtout là pour les gros supermarche tel que Leclerc, Auchan Carrefour et Co qui ne demanderont pas si leur personnel veut travailler le dimanche mais l'exiger sous peine de licenciement en cas de refus. ceci d'une personne qui n'est pas, mais absolument pas orienté du PS mais plutôt de la droite et l'actuel Président est une très grande déception puisqu'il transforme la France en une copie américaine (comme l'ont déjà réalisé ses homologues allemands avec la société allemande).
Sur ce bon dimanche
Pourquoi travailler le dimanche? Quels sont les gains ?
Je vois en commentaires plusieurs personnes trouvant que l'herbe ailleurs est plus verte : très bien, changement d'herbage réjoui les veaux. Ils prennent souvent l'exemple des USA où dans une ville de taille moyenne on peut acheter n'importe quoi à n'inporte quelle heure. C'est faux ce n'est pas dans mais autour , la ville (et son centre) est vide, au mieux remplacer par quelques immeubles de bureau, on ne rencontre le dimanche qu'un peu de vie (automobile) sur les rocades menant aux centres commerciaux, avec une prédilection pour les magasins à bas prix (spécialement d'alimentation) avec des caddies électriques pour les handicapés dont les obèses.
Rien de bien excitant dans cette vie dominicale !
En tout cas , pour moi ce mode de vie est peut-être utile aux USA, mais ici le gain me semble nul pour la french Way of life,
Monsieur le député , votre combat est utile pour les personnes que vous représentez à l'assemblée.
félicitations!!! vous incarnez les dinausores de l'ancien siècle!
il existe une base économique, un chômeur est un conssomateur potentiel, laissez ceux qui doivent travailler le dimanche, au moins, dans ce pays, on aura l'impression d'avancer!!! c'est avec des gens de votre espèce, que nous avons encore dix années de retard par rapport aux américains....
Ce qui est simple s'énonce clairement :
http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/171008/travail-jamais-le-dimanche
Tout est dit dans votre article. Si ouvrir le dimanche est de permettre aux nantis de "se promener" pendant que ceux qui ont les petits salaires travaillent : quel retour en arrière !!!
Je ne suis pas de gauche mais j'irai dans la rue s'il le faut !!!
Bravo..!
Continuez.
Je suis commerçant, et je partage entièrement votre avis sur l'ouverture des magasins le Dimanche. Il ne faut pas oublier non plus que ce sont les consommateurs qui qui verrons les prix augmenter du fait de l'ouverture des dimanches, car les grands magasins repercuterons l'augmentation de leurs charges dû à l'occasion de l'ouverture des dimanches sur les prix de vente de leurs produit et ce toute la semaine !!!!!
Alors avec des semaines de 35h de travail nous avons le temps de faire les magasins en dehors du dimanche, et ne soyons pas dupe ! le volontariat ne sera qu'au début, lors des recrutements de personnel la question sera posée, "êtes vous prêt a travailler le dimanche" si la réponse est négative vous aurez droit au bon "on vous écrira!!!!"
Nous commerçant, savons bien que nos consommateurs n'ont pas de porte monnaie extensible, l'argent dépensé le dimanche ne l'ai pas le samedi ou le lundi. C'est a dire que le chiffre d'affaire réalisé sera sur 7 jours au lieu de 6, d'ou augmentation des charges, donc répercution de cet augmentation des charges sur le prix de vente au consommateur, arrêtons de faire croire au consommateur que cet augmentation de charge sera supporté par les entreprises, c'est toujours le consommateur final qui paie et ce dans tous les domaines !!!!!!!
Continuez votre combat
Merci pour votre action en faveur du dimanche. Il est essentiel de préserver un jour pour les familles, les associations, les Eglises... Un jour de "respiration" différent des autres... Que serait une société où le travail serait l'objectif premier de l'existence ?
Entièrement d'accord avec votre appel... Il faut tout faire pour refuser d'entrer dans la spirale libérale qui ne voit en l'homme qu'un consommateur. Or nous sommes beaucoup plus que cela ! Et ce qui fait notre dignité, notre grandeur, est tout sauf notre frénésie de consommation. Refuser le travail le dimanche, c'est protéger un espace pour ces relations indispensables qui fondent ce que George Orwell appelait la "common decency". La common decency, ou la morale ordinaire des gens ordinaires, dans leurs relations non marchandes entre eux, est le seul socle avéré d'une société juste, mieux, une société décente. Et contrairement à ce que les économistes libéraux prétendent, il y a aujourd'hui tout un mouvement de pensée (par exemple les chercheurs du MAUSS, les philosophes Jean-Claude Michéa ou Jaime Semprun...) qui montre comment il y a une vie (et une société) à côté de la consommation. Et que cette vie et cette société sont plus dynamiques et plus précieuses que les seules relations utilitaristes organisées par le monde marchand.
Alors contre le travail du dimanche, tous, que l'on soit de droite ou de gauche, disons non!
Monsieur le Député,
bien que de gauche, j'ai toujours plaisir et fierté à reconnaitre les prises de positions intelligentes de nos élus de tous bords. Merci de montrer à une partie de nos décideurs, omnibulés par le gain capitaliste et autre promesse électorale, qu'il y a des valeurs autres telles que la famille, le culte, l'équilibre de notre rythme de vie, le respect de l'identité des PME et autres. .. Veuillez, pour cette affaire, avoir tout le soutien d'une grande partie de la population
Monsieur le député, votre argumentation en défaveur du travail le dimanche est tout à fait juste. C'est une évidence de penser que l'ouverture des magasins le dimanche va favoriser les grandes surfaces (faut-il rappeler les méthodes de ces gens sur le plan commercial, social et déontologique!).
Deuxio, comment imaginer dans les circonstances actuelles (chômage, management agressif, concialiation avec plan de carrière...) que les salariés auront le choix de ne pas venir travailler. Faut-il croire que la sur-remunération d'un dimanche travaillé persistera si cela n'est plus exceptionnel!
Enfin, que veut-on comme société pour nos enfants? peut-on imaginer un instant que nous ne sommes qu'un agent économique déterminant et que la politique soit prioritairement destinée à nous faire consommer. Nous voyons ajd que cette philosophie, cette course permanente à la consommation et au gain a généré une catastrophe mondiale.
Michel
Je considere votre action comme irresponsable. Avez vous deja visiter le Royaume Uni ou les Etats Unis ? Vous etes vous deja interesse a la question de savoir pourquoi leur taux de consommation est si haut et leur chomage si bas. Pourquoi vouloir freiner la consomation et l'emploi ? Peut etre parceque nous sommes un pays socialiste me repondrez vous. J'attends d un depute UMP qu'il se batte pour defendre l'emploi et le confort des francais, qu'il se batte pour arreter les greves de fonctionnaires en periode de crise et de deficit budgetaire, non pas qu'il soutienne le syndicalisme terroriste dont notre pays est prisonier. Nous sommes en 2008 Monsieur le depute. la protections sociale et les conges payes sont acquis, place maintenant au developpement economique pour proteger les emplois de la future generation qui arrive ne masse.
Bien que viscéralement de gauche, je tiens à vous témoigner ma gratitude pour le courage dont vous faites preuve en vous opposant ouvertement à une mesure ignoble, sortie tout droit des cerveaux fumants de l'Elysée!! Vos arguments tombent sous le sens, et prétendre qu'autoriser le travail du dimanche est une liberté supplémentaire relève purement et simplement du foutage de gueule le plus complet. La vraie liberté est de pouvoir vivre dignement des fruits de son travail et non pas d'être obligé de travailler le dimanche, en plus de la semaine, pour gagner de quoi nourrir les siens!!! Je sais de quoi il retourne, ayant du moi-même le faire pendant 2 ans, mon emploi principal ne me procurant pas des revenus suffisants pour vivre décemment. Bien sûr qu'un tel projet est une régression sociale, il faut être stupide ou menteur pour prétendre et défendre le contraire. Quand aux arguments du style "la société change, il faut évoluer, ne pas s'accrocher à des habitudes du passé" etc, etc..., ils émanent vraisemblablement de personnes n'ayant rien à faire le dimanche, si ce n'est de courir les grandes surfaces, sans se soucier de savoir si ceux qui les accueillent ont réellement CHOISI de travailler ce jour là. Continuez votre combat Mr Le FUR, vous êtes dans le vrai, et par cette prise de position courageuse, vous honorez votre fonction.
Je suis completement d'accord avec vous!
Et d'ailleurs pour etre egaux avec tout le monde, nous devrions interdire totalement le travail et fermer restaurants, cinemas, transport en commun etc... qui travaille le dimanche au lieu de le partager en famille!
Bravo aux députés de droite qui ont eu le courage de voir la réalité en face et de dire leur sentiment. Bien sûr que travailler le dimanche est une regression.
Regression pour les familles qui ne se retrouveront plus le dimanche (je croyais que les parents devaient s'occuper de leurs enfants plutot que de les laisser trainer dans la rue).
Régression pour les salariés à qui l'on dira nous cherchons des gens qui peuvent travailler le dimanche.. Sinon circulez..
Regression pour les petits commerçants du dimanche. Apres la liberalisation de l'ouverture des grandes surfaces en centre ville votée cette année, haro sur le seul jour de la semaine où elle font quelques marges..
Regression pour la société, qui ne sait plus s'occuper autrement qu'en allant "faire des courses"; Quel beau projet culturel que de se promener dans les hypermarchés!
et je ne parle pas des études qui ont toutes montré que cela ne créer ni emplois ni de richesses. Si les familles achetent moins, c'est qu'elles ont moins de moyens et non pas parce que les magasins sont fermés le dimanche.
Cher M. Le Fur,
Le repos dominical n'est pas un acquis social du 19ème siècle. C'est Dieu lui-même qui l'a instauré dès la création du monde (initialement le samedi, d'ailleurs, mais peu importe...). Cela ne veut pas dire qu'il ait été toujours respecté, mais c'est en tout cas pour notre bien à tous qu'il a été instauré. Je crois que si la population se met à travailler le dimanche, elle se dira : dis-donc, Dieu, c'était pas une mauvaise idée ce repos hebdomadaire...
Amicalement,
Jean-Quentin Reyrat
Merci pour avoir eu le courage de cette prise de position. J'espère que vous serez rejoints. Personne du Loir-et-Cher pour l'instant. Hier, ils étaient avec le Président... un temps pour tout ! Tiens, "Un temps pour tout" pourrait être une autre façon de commencer !
Un temps pur la famille. Si la famille est le centre de notre société, donons lui ses chances de le rester, au lieu de l'éclater au profit de l'individu. Laissons lui cette pause de respiration pour refaire ses forces et son âme (c'est à dire ce qui l'anime).
Le pouvoir d'achat n'est pas extensible ! L'ouverture des commerces le dimanche ne fera qu'agraver le pouvoir d'achat. Si quelques salariés de grandes surfaces veront leur rémunération augmenter, ils veront aussi assurément les prix augmenter ! En effet, ouvrir le dimanche ne fera qu'étaler le chiffre d'affaires des magasins sur 7 jours. Mais le personnel coûte plus cher le dimanche. Où trouver de quoi les payer ? comment gonfler la marge ? en achetant moins cher ? (et vlan le pouvoir d'achat des producteurs !) en vendant plus cher ? (et vlan le pouvoir d'achat des consommateurs ! La loi de modernisation de l'économie risque de déséquilibrer la distribution en grande surfaces (aucune autorisation pour les magasins de moins de 1000 m²) et notament en favorisant le hard discount. Et les prix ne baisseront pas. Les zones de chalandises sont en général suffisament équipées. Non, le travail du dimanche est une régression socialeet économique.
Merci M. le député. Faite vous entendre. Ne cédez pas.
Bravo pour l'initiative.
Pour travailler le dimanche, il faudrait déja avoir du travail la semaine.
Et pour dépenser le dimanche, il faudrait aussi avoir des ressources !
Monsieur le Député,
J'espère vraiment de tout coeur que vos collègues et vous tiendrez ce même discours jusqu'au bout.
Engagé dans la vie associative au sein d'une petite école de musique et d'une formation musicale, je peux vous garantir que le travail du dimanche sera la mort du tissu associatif, quel qu'il soit. En effet, il sera impossible de réunir suffisemment de bénévoles pour organiser les manifestations pour lesquelles déjà aujourd'hui les organisateurs se battent pour réunir les équipes nécessaires. Car enfin, il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles, cette loi fera, si elle est votée, que les gens n'auront pas le choix de travailler ou non le dimanche. Ce sont les patrons qui décideront, et vireront les récalcitrant sous quelque falacieux prétexte que ce soit.
Notre association musicale fêtera en 2009 son 150eme anniversaire, et pour qu'un jour notre relève puisse en fêter le bicentenaire, nous avons besoin que des jours de repos comme le dimanche soient maintenus, car ils permettent de s'ouvrir à une vie sociale autrement plus enrichissante que le simple fait de gagner sa gamelle comme on peut, pour aller en retour remplir les poches de lobbies déjà richissimes.
Alors, Monsieur le député, je vous implore de bien vouloir tenir cette ligne fermement afin que nous puissions continuer de perpétuer la tradition musicale de notre petite ville en apprenant la musique à nos enfants, avec des bénévoles qui prennent en charge sur leur temps libre, l'éducation musicale des nos enfants.
A titre personnel, je trouve l'idée de pourvoir compter sur un jour de liberté comme le dimanche plus moderne que le fait de pourvoir ce jour là, aller au supermarché acheter des saucisses ... n'oublions pas que généraliser le travail le dimanche, car c'est bien de cela dont il s'agit en fait, nous fera revenir au... 19eme siècle !
enfin une voix qui s'élève dans ce pays pour dénoncer la dictature qui se met progressivement en place ici.
Dimanche est un jour de repos, de réflexion, de réunion familiale voire de messe. Destructurer le Temps c'est aller vers une société sans points fixes et sans repère; La mère célibataire qui va travailler le dimanche laissera ses enfants à qui ? On se plaint que les efnants ont d
Cette société est déjà si dure avec ses enfants qui doivent aller très tôt à l'école pour rentrer très tard. Il ne manque plus que le dimanche pour en rajouter;Et X Bertrand qui veut ouvrir les crèches le dimanche : vite : que les pédiatres et medecins viennent expliquer à quel point l'enfant ne peut être une marchandise ballotée au nom du...travail !
NON PAS DE TRAVAIL LE DIMANCHE !
Quid du tourisme ?
Si chacun de nos 70 millions de touristes consomme 15€ le dimanche, celà fait 1 milliard d'€ de consommation en France en plus et donc ~200 millions d'€ de recettes de TVA pour l'état. Et 15€ est une hypothèse basse !!
Quid du tourisme ?
Si chacun de nos 70 millions de touristes consomme 15€ le dimanche, celà fait 1 milliard d'€ de consommation en France en plus et donc ~200 millions d'€ de recettes de TVA pour l'état. Et 15€ est une hypothèse basse !!
Pas d'accord avec vous, car cela permettrai :
De faire du vendredi un jour férié..
De transformer toutes les églises de France en mosquée.
De planter des palmiers autour ( sans oublier les chameaux )
Et, finalement, de se croire au Maroc..
Plus besoin de prendre l'avion,
Des vacances au soleil à l'oeil, n'est ce pas une bonne idée ?
Par cette demarche retrograde, la France une fois de plus tente d imposer des pseudo valeurs morales et des traditions purement franco francaises qui vont a l'encontre de tout ce qui se passe dans le vaste monde. Tous les pays modernes offrent au consommateur la possibilite de choisir le moment propice pour son shopping; cela concerne en particulier les travailleurs qui quittent leur emploi tard le soir et qui evitent la cohue du samedi, Chaque individu est responsable de gerer comme bon lui semble son temps libre et ce n'est pas du ressort des elus de decider s'ils doivent aller a la messe le dimanche ou se consacrer a telle ou telle activite (doit on voir la une intervention de l'eglise catholique qui perdrait une partie de son auditoire?). Interdire l'ouverture des commerces le dimanche est une mesure de plus dans la lignee socialo-communiste destinee a restreindre le choix de vie des pauvres francais que vous considerez deja comme des moutons et vaches a lait que l'on peut pressuriser jusqu'a la derniere goutte. Je peux dire en tant qu'expatrie que le choix que font beaucoup de nos compatriotes de quitter la France est la consequence directe de l'irrealisme et de l'utopie dans laquelle s'enferment de plus en plus nos elus, meme ceux portant une etiquette de droite. Le niveau d imposition dans mon pays est devenu tel que peu de gens expatries comme moi envisagent de revenir pour contribuer a maintenir votre politique demagogique. Votre refus d ouverture des magasins le dimanche est en contradiction avec ce qui se passe ailleurs; qui est dans le vrai, les franco-francais ou tous les autres? Cette politique retrograde et conservatrice n'a plus lieu d etre. La libre concurence a prouve son efficacite; voyez l'angleterre ou les commerces sont florissants bien qu'ouvertsle dimanche notament en centre ville
Par ailleurs, oser dire que vous voulez proteger la famille par cette mesure confine a l'ironie et a l'incompetence; regardez plutot les restrictions que vous imposez a cette meme famille par votre systeme fiscal et par vos abus legislatifs " trop d impot tue l'impot" et demandez a vos juristes ce qu'ils pensent de l imbroglio que vous avez cree avec votre legislation inextricable.
Nous avons commence cette politique avec V Giscard D Estaing, l'avons "embelli" avec F Miterrand, paracheve avec J Chirac. Peut etre assisterons nous un jour a un retournement de situation avec N Sarkosi (bien peu probable helas quant on lit vos propos....)
Si vous considerez honnetement la situation vous comprendrez pourquoi tant de francais ont comme moi demissionne de notre pays et sont partis respirer ailleurs. Et croyez moi nous considerons tous la France comme le pays du bon vivre de par sa geographie et de par ses traditions, a condition de ne pas y etre resident et domicilie fiscalement.
Cordialement
Docteur Andre Kobouloff ancien externe ex attache des hopitaux de paris ex radiologiste
Vous écrivez: "Le travail le dimanche ne se fera que sur volontariat nous dit-on. Comment peut-on y croire ? Chacun sent très bien que l’ouverture des commerces le dimanche est le cheval de Troie pour une ouverture générale de l’activité professionnelle."
Un argumentaire que l'on peut aisément étendre au "volontariat", à la fameuse "liberté" de faire des heures supplémentaires, de travailler jusqu'à 70 ans etc.
Merci au dimanche de nous apprendre clairement que le volontariat, la liberté, c'est un leurre sans doute très moderne.
Mais, je me doute bien qu'il n'y a aucun rapport, n'est-ce pas...
Bonjour,
Je tenais à appuyer votre démarche même si je ne suis pas de votre bord politique. Je pense aussi que le liens sociaux son essentiels à notre époque.
Le dimanche est pour une majorité de famille (c'est mon cas) le seul jour de la semaine ou enfants et parents peuvent partager des moments simples du quotidient tel qu'un petit déjeuner, déjeuner et diner.
Des moments essentiels ou peuvent se structurer une famille et des enfants autour d'une autorité parentale qui peu se manifester différement que les autres jours, (davantage centrés sur le dur rappel aux réalité, générateur de tensions), plaisir de raconter, de se parler de s'écouter....
A l'heure ou les enfants ont tendance à être livré à eux même, préservons ce dernier moment de partage potentiel et essentiel pour qu'existe la famille seul rempart évident à la misère sociale et affective.
Arrêtons de demander davantage de responsabilité aux parents auprès de leurs enfants si il n'existe plus d'espace temps pour l'exercer.
Arrêtons de punir les parents qui faillissent si il n'existe plus d'espace temps pour apprendre à exercer son autorité parental.
Sauvegardons le désir de vivre en famille,
préservons notre dimanche
Benoit REINHARD
Je n'ai vu aucune manifestation dans nos rues pour réclamer un jour supplémentaire de consommation ! De où ça vient cette volonté de tout casser dans nos modes de vie ?
:-]
Je travaille tout les dimanche, depuis 16 ans, j'ai 5 dimanche par an qui correspondent à mes 5 semaines de congés payés, je tiens à vous informer que ceux qui travaillent le dimanche, travaillent également tout les samedi, donc aucun week-end de disponible pour être avec ses enfants, les enmenés à leur rencontres sportives le samedi, aux anniversaires, ne plus voir les amis, la famille, faire de grands repas... je précise aussi que je n'ai aucun mode de garde disponible pour mes enfants ces jours là, sachant que ces entreprises qui veulent resté ouvertes le dimanche ferment souvent à 20 heures! je dépose donc mes enfants à Paris chez ma soeur le vendredi soir pour les récupérés le dimanche soir vers 21h30 et j'habite le 78! c'est la galère et pensez-vous que ce soit sur la base du volontariat? NON, c'est ça où la porte mais les patrons ne vous le dirons jamais. Je précise que le magasin où je travaille est ouvert dans l'illégalité depuis plus de 30 ans!!!! sans autorisation. Que fait la justice de cette fameuse loi sur le travail dominical ? Que tous ces patrons soit remis en conformité avec cette loi (amendes, pénalités etc..).
et je dirais : "TOUCHE A MON DIMANCHE" afin que je ne travaille plus ce jour là et que je puisse enfin "VIVRE".
Je suis de tout coeur avec vous et j'éspère que vous gagnerez cette bataille où les grands patrons dictent leurs lois!
Bravo pour votre initiative lucide, intelligente et raisonnable, preuve qu’il peut y avoir du débat, dans un même parti politique, sans drame !
N'avons nous pas en effet d'autres valeurs à mettre en avant une journée par semaine (associatives, familiales, sportives…) plutôt qu’intensifier sans limite notre société de consommation ?