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Revue de presse


Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 09:44
Palmarès 2009 des préfectures

zoom

Parfois bien classée, parfois non, la préfecture de la Loire est notée selon le temps de réponse qu'elle impose pour la délivrance de documents administratifs


 

La concurrence est rude, même pour les services publics. Le député UMP Marc Le Fur vient de présenter son rapport annuel sur l'organisation territoriale de la France.

En fait, la mesure porte sur les délais de délivrance du permis de conduire, carte grise, carte d'identité, passeport électronique et permis de construire.

Il serait injuste de publier ces bonnes ou mauvaises notes sans commentaires.

En effet, on remarque vite que, souvent, les départements classés en tête de tableau sont peu peuplés.

On peut en déduire facilement que si la demande en documents est plus faible, la réponse peut alors être plus rapide.

Il faudrait aussi affiner ces résultats avec le nombre de fonctionnaires en poste. Mais nous ne disposons pas de ces données.

Dans la Loire, on sait que la densité en population n'est pas très élevée mais surtout que l'âge moyen, lui, est en hausse constante.

Voici donc le palmarès à lire avec des pincettes.

Pour le passeport électronique, la Loire s'octroie un joli 8e rang, avec 2 jours d'attente.

Pour une carte d'identité, c'est un 14e rang avec 3,67 jours d'attente.

La carte grise par courrier nous classe au 6e rang, avec 1,18 jour d'attente, tandis qu'au guichet c'est beaucoup moins bien : 26e rang, avec 18 minutes d'attente.

Le permis de conduire nous envoie au 77e rang, avec 15,15 jours.

Par comparaison, pour ce dernier document, la Lozère décroche le haut du tableau, avec un jour de délai, tandis que la Charente ferme la marche, avec plus de 50 jours.On ne trouvera nulle part la préfecture de Paris, qui n'a pas rendu sa copie.

Le député admet qu'il y a des différences de moyens entre les départements. Pour autant, il estime que l'efficacité est fluctuante.

Et le voilà qui pointe du doigt : « La qualité de l'organisation, le degré de motivation des agents et de l'engagement des supérieurs hiérarchiques ».

Le député va encore plus loin. Il suggère au ministre de l'Intérieur de diligenter une inspection et de remédier aux dysfonctionnements constatés par une répartition plus équitable des effectifs et une organisation plus efficiente.

À bon entendeur…

Yvette Granger

ygranger@leprogres.fr


Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 10:38

Multiplication de la procédure d'urgence, divergences dans les nouveaux règlements des deux chambres, parcours législatif du texte sur l'hôpital contesté : des députés dénoncent un excès de pouvoir du Sénat, contraire à l'esprit de la Constitution.

Photographe : Jacques Demarthon AFP/Archives :: Le Sénat, le 12 mai 2009

photo : Jacques Demarthon , AFP

Le projet de loi sur l'hôpital, déjà voté par l'Assemblée et en passe d'être fortement retouché lors de son examen au Sénat, souligne pour certains députés, y compris au sein de la majorité, les limites de la procédure d'urgence, qui ne prévoit qu'une seule lecture par chambre.

Le président UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer, qui a saisi -en vain- Matignon et l'Elysée, s'en est lui-même ému mercredi. "La procédure d'urgence qui devient la règle pose problème pour que l'Assemblée, les élus issus du suffrage universel, puissent jouer leur rôle indispensable", a-t-il dit.

Face au mécontentement dans le monde médical, Nicolas Sarkozy s'est en effet engagé à faire modifier par les sénateurs, via des amendements gouvernementaux -sur la gouvernance de l'hôpital notamment- la version du texte de Roselyne Bachelot adoptée le 18 mars par les députés.


Après son vote, en principe début juin, par les sénateurs, le projet de loi devrait donc être soumis à une commission mixte paritaire (CMP, 7 députés et 7 sénateurs) chargée d'élaborer un texte de compromis. Le gouvernement assure qu'ainsi l'Assemblée aura son mot à dire, mais il n'y aura pas de débat de l'ensemble des députés sur les modifications des sénateurs.

"On n'imagine pas que le texte sur l'hôpital ne revienne pas à l'Assemblée qui doit avoir le dernier mot. C'est bien ce que prévoit l'article 45 de la Constitution", a déclaré à l'AFP le député chiraquien Henri Cuq. Il s'en est ému mardi auprès de ses collègues UMP.

Le vice-président UMP de l'Assemblée Marc Le Fur a de son côté demandé de "poser clairement le débat sur la place du Sénat". Dans une tribune sur le site Médiapart, il juge que ce dernier "occupe une place qui n'est plus celle que lui prédestinaient les rédacteurs de la Constitution de la Ve République".

Autre motif d'inquiétude, la réforme du règlement de l'Assemblée, actuellement examinée par les députés.

"Il est inconcevable que l'Assemblée, issue du suffrage universel direct, dispose de moins de droits et de libertés que le Sénat, issu d'un scrutin de second degré", dénonce le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault, au sujet du "temps global".

Dans son règlement déjà adopté, le Sénat -où l'UMP ne dispose pas à elle seule de la majorité- a en effet décidé de ne pas appliquer ce principe d'une durée maximale des débats, décrié par le PS qui y voit un "temps guillotine" visant à empêcher l'opposition de s'exprimer.

"Le centre de gravité du débat politique ne peut se déplacer de l'Assemblée vers le Sénat", a insisté M. Ayrault, y voyant "un danger démocratique".

Un président de commission UMP est pourtant lui aussi "inquiet". Il considère que la "différence de règlement entre les deux chambres pourrait poser un problème institutionnel".

Malgré la requête expresse de Bernard Accoyer, des sources gouvernementales ont assuré jeudi à l'AFP qu'il n'y aurait pas de nouvelle lecture sur la réforme de l'hôpital.


Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 09:40


De véritables arsenaux dorment dans les caves de certaines banlieues. Photo archives AFP

zoom

L’utilisation d’armes de guerre par le milieu n’est pas un phénomène récent.

La prolifération des armes de guerre inquiète policiers et élus depuis plusieurs années. En 2007, Marc Le Fur, député UMP des Côtes d’Armor, interrogeait la ministre de l’Intérieur sur les moyens utilisés pour lutter contre les « véritables arsenaux guerriers » aux mains des bandes. L’élu rappelait que l’Observatoire national de la délinquance notait une hausse de 9,5 % des armes saisies entre 2005 et 2006, soit « 5004 armes, 192 500 munitions et 292 engins explosifs ».
En 2001, le sénateur du Rhône, René Trégouët, s’était ému de l’utilisation de lance-roquettes et de kalachnikov dans « les sphères de la petite et moyenne délinquance ». Le ministre de l’Intérieur d’alors, Daniel Vaillant, avait révélé qu’en 2000 ses services avaient saisi « 8500 armes à feu dont 26 lance-roquettes et une cinquantaine de fusils d’assaut de type kalachnikov ».
L’année 2000 avait été particulièrement sanglante, avec plusieurs attaques contre des transports de fonds qui avaient fait quatre morts. Interrogés dans une enquête du Nouvel Observateur, les policiers dressaient ce triste constat : « Dans les banlieues, il y a de plus en plus de "oufs", c’est-à-dire de fous furieux. » Des gendarmes ajoutaient, « il ne se passe pas une nuit sans qu’une de nos patrouilles ne soit accrochée ».

12 à 20 millions d’armes

Les chiffres de l’arsenal illégal en France sont impressionnants. Selon des statistiques publiées en 2002, douze à vingt millions d’armes clandestines circuleraient dans l’Hexagone, soit une hausse de 19,5 % en cinq ans.
Le prix de ces armes est tout aussi éloquent. La kalachnikov se négociait entre 130 et 250 €, alors que le lance-roquette à tir unique coûtait aux alentours de 3000 €. L’Office central pour la répression du trafic d’armes a été chargé de lutter contre ces dérives.

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